Toutes les parties se sont en revanche bien entendues pour rendre un hommage légitime à l'auteur à travers l'ouverture d'un musée.
Musée de poche certes (et gratuit d'accès), mais qui avec ses archives manuscrites, objets, et un petit film retracent la vie et l'œuvre d'un écrivain finalement mal connu.
Une incitation à découvrir les deux suites à Clochemerle : "Clochemerle Babylone" et "Clochemerle les Bains" ou encore "La peur" qui relate l'expérience du soldat Chevallier, anti-héros de 14-18. Pour beaucoup, le chef d'œuvre de l'auteur.
Clochermerle s'offre encore à la vue et aux oreilles des visiteurs à travers un manège théâtral et six stations sonores installées sur les trottoirs du village. Elles relatent quelques scènes clefs du roman.
Mais l'essentiel de Clochemerle est sûrement ailleurs. Dans l'état d'esprit un peu gouailleur qui flotte dans le village. Tenez, l'atmosphère de la cave du village. Coude sur le zinc, nez dans le ballon, tableaux satiriques au mur, le parfait décor pour refaire le monde.
Il faut aussi savoir en sortir pour emprunter les petites routes qui sillonnent le vignoble, à travers les coteaux de sables granitiques où les moines de Cluny 1000 ans plus tôt furent les premiers à planter de la vigne. Ces balades offrent en outre de jolis points de vue sur la vallée de la Saône et au loin, les Monts du Bugey et les Alpes.